• BLERIOT XI.

    Après le Morane AI et le Morane Saulnier type N, je me propose de vous faire découvrir la réalisation d’une « vieille toile » en l’occurrence le Blériot XI.

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     C’est à bord de ce type d’aéroplane que Louis Blériot à traversé la manche, par la voie des airs, pour la première fois le 25 juillet 1909.

    Vous trouverez de belles photos de cet appareil sur les sites suivants :

    http://www.mapica.org/modules/bleriot/b-hist.php

    http://perso.orange.fr/aircollection/bleriot.htm


    Le modèle nous est proposé par GPM et est classé 3/3 au niveau de la difficulté d’assemblage, ce qui est justifié, à mon avis.

    Si vous êtes pressé, du genre de ceux qui voudraient que leur modèle soit terminé avant d’avoir été commencé, cet appareil n’est pas pour vous. Par contre, si vous aimez les difficultés et si vous savez vous armer d’une bonne dose de patience, le montage de ce modèle vous comblera.

    Avec ce modèle, nous allons donc jouer, en toute modestie, dans la cour des grands.
     
    Quatre difficultés donnent tout son intérêt au montage de cette maquette :
    - les roues à rayons
    - les longerons constituant la cellule
    - le haubanage
    - Le train d’atterrissage

    HELICE

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    Superbe cette hélice. Elle est en lamellé-collé, comme la vraie, mais en carton. Il suffira d’écraser les bords de chaque élément constitutif pour gommer l’aspect « marche d’escalier » et lui donner un beau profil évolutif.

    LES ROUES

    Hors de question de les figurer par une rondelle de carton blanc sur laquelle sont dessinés les rayons comme préconisé dans la notice de montage. Pouah !

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    Après réflexion, j’ai photocopié les dites rondelles sur du papier transparent pour rétro projecteur. Après découpe, on colle de chaque coté les différentes rondelles figurant les pneus et on les met en forme. Le résultat est bluffant comme vous pouvez le constater sur les photos. Seuls les puristes pourront contester le nombre de rayons qui devrait être double. Reste à peindre en gris foncé (selon mon habitude) les pneumatiques. Cerise sur le gâteau, ce translucide ne s’opacifie pas au contact de la cyano. Je retiens l’astuce  pour la réalisation de mes futures verrières développables.

    LE MOTEUR

    Le concepteur a vraiment choisi la difficulté pour représenter le trois cylindres REP de 30CV. L’empilage de toutes les rondelles constituant les cylindres et un vrai moment de plaisir... Ce ne sont pas moins de 80 pièces qu’il faut assembler avec rigueur et patience pour un résultat passable et au finish, peu mis en valeur. Les tubulures d’admission ont été réalisées en fil de cuivre (et non en corde à piano comme préconisé). C’est bien plus facile à mettre en forme et puis la couleur cuivre de ces tubulures est déjà là.

    LE POSTE DE PILOTAGE ET LE RESERVOIR

    Pas de difficulté particulière. J’ai juste veillé à pousser le manche en avant (qui justifiera la position légèrement à cabrer de la profondeur) et collé le palonnier avec un certain angle (pour justifier la position de la gouverne de  profondeur) er collé le palonnier avec un certain angle (pour justifier la position de la gouverne de profondeur qui n'est pas dans l'axe).

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    En vue de dessus le palonnier est poussé du coté ou la gouverne tourne. Comme je l’ai déjà expliqué lors de la présentation de mes précédents modèles, j’évite de coller toutes les gouvernes dans l’axe, lorsque c’est possible. Je trouve que cela contribue à donner vie aux modèles.

    LA CELLULE

    Avez vous déjà essayé de réaliser des tubes carrés de papier de 1mm de coté sur une longueur de 20cm ?
    Pour ma part je n’ai même pas essayé. C’est le genre de manip qui marche très bien sur le papier, mais quand il faut passer à la pratique, c’est toute une autre affaire.
    Pour réaliser les longerons, la solution la plus élégante que j’ai trouvé a été de les réaliser comme pour le vrai : en bois.

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    J’ai donc acheté quelques baguettes de bois dur dans un magasin de modèles réduits. Comme la section trouvée était encore trop importante, je l’ai diminuée par ponçage.
    Attention à ce que le ponçage soit régulier pour garder cette section carrée.
    Une astuce consiste à les poncer en bloc. On fait une marque sur une face de chaque baguette. Un coup de ponçage. Quart de tour de l’ensemble (c’est là que la marque est utile), ponçage et ainsi de suite et ce jusqu à obtenir la section désirée.
    Après un bon dépoussiérage, les baguettes seront ensuite teintées couleur bois à l’aide d’un feutre de couleur appropriée.

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    Collage à la colle blanche qui permet un ajustage plus aisé et diffuse bien dans le bois.
    Les deux flancs seront garnis de leur entoilage et du croisillonage interne en corde à piano de 3/10.
    Ils seront ensuite assemblés entre eux à l’aide d’entretoises réalisées dans les mêmes baguettes en s’aidant du gabarit de montage qui nous garantira un bon équerrage de l’ensemble.
    Une fois cette structure réalisée, il faudra réaliser le croisillonage de l’ensemble qui, outre l’aspect esthétique, renforcera cette frêle structure. Le collage de ce croisillonage sera effectué à la colle cyano gel.
    On pourra aussi équiper le fuselage de son poste de pilotage, du réservoir de carburant et du moteur.

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    Pour le montage de ce dernier j’ai trouvé plus facile de mettre en place le bloc équipé du cylindre central. Puis, dans un deuxième temps de coller les cylindres latéraux.
    Arrivé à ce stade, vous avez droit un demi de bière bien frais pour vous détendre (et vous l’avez bien mérité), avant d’attaquer….le train d’atterrissage.

    LE TRAIN D ATERRISSAGE

    La grosse difficulté consiste en la réalisation des fourches. N’essayez pas de trouver la solution sur la notice. Pour cette opération elle est du style ya ka.
    Pour ma part, je me suis résolu à faire chauffer le fer à souder. Je les ai réalisées en fil de cuivre, plus facile à mettre en forme et à souder que de la corde à piano.

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     Elles ont ensuite été recouvertes d’une couche d’apprêt carrossier en bombe, puis peintes avec de la peinture à maquettes plastiques. J’ai opté pour une couleur gris bleu qui, à défaut d’être authentique, est du plus bel effet, du moins à mon goût.

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    Les trains d’atterrissages avant et arrière pourront ensuite être réalisés et assemblés sur le fuselage. Là aussi soyez patients, l’opération est délicate mais le résultat en vaut la chandelle.

    DERIVE ET STABILISATEUR

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    Pas de grosse difficulté pour leur réalisation. Ne pas oublier les commandes en corde à piano 3/10 de ces gouvernes. Les haubans du stabilo sont réalisés en corde à piano de 5/10 apprêtée et peinte eu gris bleu.

    LES AILES

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    La méthode consistant à reproduire la structure du réel avec ses nervures et ses longerons m’a semblé, à prime abord, injustifiée. Cela représente un gros travail et du soin  pour arriver à quelque chose de valable. J’ai malgré tout suivi cette méthode et, tout compte fait, la mise en forme finale des ailes qui consiste à recouvrir cette structure de son entoilage, devient un jeu d’enfant et le résultat est garanti. Je retiens cette méthode lorsque je serais prêt à me lancer dans la conception de modèles.
    Les ailes une fois reliées entre elles par la corde à piano de 8/10 prévue à cet effet, pourront être assemblées sur le fuselage.

    CABANNE ET SUPPORT PALONNIER DE GAUCHISSEMENT

    La cabane est réalisée en cap de 8/10 et non en tubes de papier roulé. C’est plus simple et plus solide. Ne pas oublié l’apprêt et la peinture gris bleu. Aux extrémités de cette cabane seront fixés les haubans supérieurs de l’aile (cap 3/10).
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    La pyramide supportant le palonnier de gauchissement est réalisée de la même manière que la cabane.

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    Pour le collage des éléments les constituant, je me suis servi d’un bloc de bois dur dans lequel j’ai percé des trous recevant les extrémités des différents mats Un gabarit de montage en quelque sorte.

    Attention, la position du support de palonnier de gauchissement est fausse sur le plan. En fait, le palonnier doit tomber juste en dessous du manche à balais comme confirmé par les photos du vrai. Reste à relier ce palonnier à l’intrados de l’aile par des haubans en cap de 3/10, ainsi que verticalement au-dessous du poste de pilotage avec le même matériau.

    CONCLUSION

    Les seules critiques que je ferais à l’encontre de cette maquette sont des solutions parfois  utopiques au niveau du montage (ça marche bien sur la planche à dessin mais lorsque l’on passe à la réalisation, c’est une autre affaire). D’autre part, cette maquette aurait gagné à être vieillie au niveau de l’entoilage les couleurs font un peu trop jouet, mais tout n’est qu’une affaire de goût.

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    Ceci dit, c’est une bien jolie maquette à laquelle la « forêt » de haubans et les roues à rayons donnent tout son charme. Et puis c’est un avion français. Alors… COCORICO !

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