• MORANE AI.

    Le MORANE AI

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    Ce modèle dormait dans un tiroir et je trainais des pieds pour le monter. Un peu trop basique à mon gout. En fait il est sensiblement du même niveau de difficulté que le MORANE type N que je vous ai déjà présenté et, tout compte fait, il trouve bien sa place à coté de ce dernier. Encore un avion Français… re-cocorico !
     
    Ce coup ci, il va falloir mettre la main au porte-monnaie. QUEST en propose un aux couleurs belges. Le prix, raisonnable, ne vous ruinera pas : environ 3€. Alors, laissez-vous tenter.

    LE MODELE

    Le modèle est simple. L’habillage du cockpit est sympa. Toutes les astuces mises en œuvre dans la construction du Type N seront reprises ici, en particulier pour la réalisation  des haubans en cap. La seule petite nouveauté : des ailes dites « parasol » très faciles à monter mais un peu plus de haubans. On ne peut pas tout avoir !

    J’ai trouvé le papier un peu trop épais, cela nous obligera à lui appliquer des cures d’amincissement à certains endroits pour rendre le modèle plus réaliste.
    Pour une fois, et contrairement à mon habitude, les gouvernes ne seront pas représentées braquées. Je m’en expliquerai à la fin de l’article.    

    La planche de montage est très explicite et très bien faite. Sa lecture ne devrait poser aucun problème. Je ne m’attarderai donc que sur les points importants, originaux ou présentant une relative difficulté.

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    DOCUMENTATION

    Un site plein de belles photos qui vous aiderons à assembler votre modèle.
    http://storage.mfa.free.fr/MoraneAI.html

    Une photo du moteur sur le site :
     http://www.airventure.de/tips_bruessel/motoren/gnome.jpg


    LE MOTEUR

    Notre monture est équipée d’un moteur rotatif GNOME 9N mono-soupapes 9 cylindres en étoiles.
    Le moteur proposé est satisfaisant. J’ai uniquement rajouté les commandes de soupape en cap corde à paino) 3 /10 (attention une seule par cylindre, c’est un mono-soupape). Les puristes pourront figurer les culbuteurs au sommet des culasses mais, de toute façon, une fois positionné sous son capot on ne verra plus grand-chose.



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    LE POSTE DE PILOTAGE

    Il est bien équipé et facile à assembler.  J’ai veillé à positionner le manche à balai au neutre et le palonnier bien perpendiculaire à l’axe du fuselage puisque  toutes les gouvernes seront figurées « dans l’axe ».
    J’ai aussi équipé le pare brise d’une « vraie vitre » en rhodoïd. Le P.S.V. (pilotage sans visibilité) ne se pratiquait pas à l’époque.

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    LES AILES

    Seule remarque : il est impératif de biseauter les bords de fuite des ailes (partie hachurée sur la photo) si l’on veut avoir une aile bien profilée. Ne pas oublier que les ondulations du bord de fuite sur le réel sont dues à l’entoilage tendu uniquement sur de la corde à piano reliant les queues de nervures entre elles. Imaginez l’épaisseur que cela donne au 1/33 ! On n’utilisera donc pas les languettes à plier en V, initialement prévues pour coller entre eux les bords de fuite.

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    On assemble les deux demi-ailes autour de leurs longerons tubulaires en veillant à ce que les bords de fuite extrados et intrados soient bien alignés (sinon vrillage : beurk !). Puis les deux demi-ailes sont reliées avec la clé, dont l’épaisseur sera ajustée dans les fourreaux que constituent les longerons, en contre collant le nombre de feuilles de carton nécessaire. Restera à mettre en forme les saumons.
    Un petit rectangle découpé dans de l’alu ménager figurera le rétroviseur.

    STABILO ET DERIVE

    Très facile du fait que je n’ai pas représenté les surfaces mobiles pour les raisons évoquées ci-dessus.  Penser quand même à affiner les bords de fuite. La aussi les languettes vont directement à la corbeille. Cet ensemble sera mis en place tout à fait à la fin de la construction.

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    LE CAPOT MOTEUR

    On procède de façon identique à celle décrite pour le cône du MORANE SAULNIER  type N.
    En résumé :
    - Confection des anneaux après les avoirs mis en forme.
    - Collage bord à bord des anneaux entre eux. (Plus facile que cela en à l’air sous réserve de prendre son temps)
    - Enduire l’intérieur d’une fine couche de colle à bois.
    - Une fois sec mettre en forme le capot en le « repoussant » par l’intérieur avec un outil arrondi et en s’appuyant sur une surface dure.
    - En peindre l’intérieur couleur alu
    - Admirer son œuvre.

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    LES ROUES

    Procéder à l’empilage des rondelles de carton comme indiqué sur la notice. Mettre en forme en ne perdant pas de vue que l’allure générale des pneus sur ce genre de volatil était proche de celle d’un  pneu de vélo. Coller les deux flasques et percer le trou donnant accès à la valve. (Ce sont ces genres de petits détails idiots qui font l’originalité d’une maquette). Le pneu sera peint en gris moyen.

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    LE FUSELAGE

    On découpe tous les couples après les avoir contrecollés sur du carton fort (8/10 par exemple).
    Avant découpage des différents panneaux du revêtement on marquera, à l’envers, les plis correspondants à l’emplacement des lisses. Les évidements seront ensuite réalisés et l’on terminera par le perçage des trous à diamètre 0.3. On pourra alors découper les différents panneaux et les mettre en forme.
    Le tronçon recevant le poste de pilotage est doublé intérieurement. A assembler avec méthode car un peu délicat.

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    Former l’enveloppe extérieure et coller le revêtement intérieur en veillant à faire coïncider les plis à l’emplacement des lisses du fuselage. Le tube ainsi constitué est refermé et sécurisé avec une bandelette de carton comme pour les autres tronçons. Y glisser le couple arrière et le coller. Puis y enfiler et coller l’ensemble du poste de pilotage sur le couple arrière. Fermer avec  le couple avant. Curieusement ce couple ? qui en fait est la cloison pare feu sur laquelle se fixe le moteur, est blanc. Je l’ai peint couleur alu (comme l’intérieur du capot moteur) ce qui a mon avis est plus vraisemblable.

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    Le montage des autres tronçons ne présente pas de difficulté particulière si l’on respecte la méthode suivante :
    - formage du tube
    - sécurisation par le collage de la languette de liaison
    - mise en place du couple AR par l’intérieur
    - ajustement et mise en place du couple AV pour terminer.

    Tous ces différents tronçons seront collés bout à bout pour former le fuselage qui sera terminé par le cône de queue. J’ai lissé les jointures entre les différents tronçons de façon à donner un maximum de fluidité au fuselage.

    BEQUILLE, MITRAILLEUSES ET VISEUR

    La aussi, la notice est explicite. En ce qui concerne les mitrailleuses et plus particulièrement le viseur, il va falloir « délaminer » sérieusement le papier pour former les parties tubulaires si l’on veut obtenir quelque chose de crédible. Ainsi, le corps du viseur à été roulé sur une cap 5/10.

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    LES MATS LE TRAIN ET LE HAUBANNAGE

    On commence par mettre en place les mats situés sur le dessus du fuselage, puis on y colle l’aile  en veillant au bon équerrage de l’ensemble. Une fois sec, on retourne la bête sur le dos qui reposera bien à plat du fait que l’on a pris soin de ne pas mettre en place la dérive.
    Les renforts du support du train d’atterrissage et des mats sont en cap 5/10.
    Une fois terminé on pourra les mettre en place en se référant au plan fourni. L’axe qui relie les roues est en papier roulé sur de la cap 8/10.
    Reste la pose des haubans en cap 3/10. Je vous conseille de relire la façon dont je procède dans l’article sur le Morane type N. Il y en a juste un peu plus, c’est tout. Pour la pose, suivre le plan et regarder les photos de la maquette ou de l’avion réel.

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    DERNIERE ETAPE

    Il est temps de mettre en place le stabilo et ses mats de renfort ainsi que la dérive et son haubanage toujours en cap 3/10. Ce dernier sera une simple formalité après avoir réalisé celui de l’aile !

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    La touche finale sera la réalisation du marche pied sur le coté gauche de l’appareil (en fil de cuivre pour ma part) qui permettra au pilote de se hisser sur sa monture !

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    EN CONCLUSION

    Dommage que le carton sur lequel est imprimé ce modèle soit trop épais. A refaire je l’aurais scanné et imprimé sur du papier 160g. Ensuite, j’aurais appliqué la même recette que pour le MORANE Type N à savoir : imprimante jet d’encre pour les parties entoilées et imprimante laser pour les parties métalliques de l’avion.
    Le gros point noir concernant ce modèle (et c’est ce qui m’a fait trainer les pieds pour le monter) est la reproduction des mats. Les mats, dans la réalité, sont en bois et ont une forme bien particulière qui a été simplifiée à l’excès dans notre cas.
    J’ai hésité à les refaire de façon plus réaliste, mais, il aurait été nécessaire, pour rester dans une certaines logique, que je me donne aussi la peine de modifier la position des gouvernes avec le charcutage que cela sous entend, et puis, trouver une hélice plus réaliste…Bref, cela m’amenait trop loin pour une base de travail qui ne le méritait pas.

    Ceci dit, le résultat est quand même plaisant, et puis, personne ne nous propose un modèle plus évolué ! Alors, en attendant que je me lance dans la conception de modèles (ce qui me démange de plus en plus), celui-ci trouvera naturellement sa place dans votre collection d’avion…français, au 1/33.

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