• NIEUPORT 23 au 1/33

     

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    Le NIEUPORT 23  distinguait du NIEUPORT 17 par le moteur : un Le Rhone 9JB de 120cv au lieu de 9JA de 120cv, et la position de la mitrailleuse vickers à droite sur le NIEUPORT 23 alors qu’elle était au milieu sur le NIEUPORT 17.

    Il y aurait eu également des modifications comme l’augmentation de la surface des ailerons et une nouvelle forme arrondie en arrière du capot moteur.  

     

    Normalement, j’ai un faible pour les modèles dessinés par MAREK dont j’ai déjà monté le BLOCH 152 et le WIBAULT 74.

    Ils sont très bien conçus et je dois dire que ses planches ont été une source d’inspiration pour le dessin de mes modèles.

    Comme vous allez le voir, ce modèle ne répond pas du tout à ce à quoi MAREK m'avait habitué.

     

    Le niveau de détail est minimum et suffisant pour réaliser en un temps raisonnable une belle maquette.

    Dommage que la mise en couleur soit aussi simpliste. C’est ce sur quoi je travaille actuellement pour mes créations. Ombres, traces d’usure, d’huile ou de boue améliorent grandement la présentation d’un modèle.

    La technique n’est pas facile à maitriser mais très intéressante à étudier.

     

    Préalable

     

    Aucune indication concernant le grammage du papier à utiliser ou l’épaisseur des cap et des renforts. Il est vrai que ce modèle est signalé de difficulté 5/5 donc réservé à des modélistes aguerris !

    J’utilise généralement du 220g pour mes modèles au 1/33, voir du 80g pour des petites pièces qui sont généralement contre collées sur du carton fort.

    En ce qui concerne les renforts, j’utilise essentiellement du carton 5/10 et du 10/10 suivant les besoins.

    Quand à la cap, on utilisera essentiellement de la 5/10 (ou 8/10) et de la 3/10 pour réaliser essentiellement les haubans.

    On protégera toutes les planches avec un fixatif.

    Comme à mon habitude, je monte en premier ce qui m’excite le moins. Je garde toujours le meilleur pour la fin. C’est une excellente recette surtout pour des travaux qui vont prendre un certain temps.

     

    Le moteur. 

     

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    Je vous conseille l’excellent  dossier  sur les moteurs « Le Rhone » téléchargeable à l’adresse suivante :

    http://www.hydroretro.net/etudegh/moteursdelegende_lerhone.pdf

    Il y a de très belles photos couleur du moteur qui nous concerne, et vous pourrez vous en inspirer pour améliorer le votre.

    Du fait de la large ouverture circulaire frontale du capot moteur, le moteur est bien visible. Il va donc falloir le soigner un minimum.

    Et là, grosse déception. Le moteur, tel que proposé, est inmontable. Le «  Le Rhone 9J » est, comme son nom l’indique, un 9 cylindres. Pourquoi le carter moteur est à 11 facettes, alors qu’effectivement neuf cylindres sont proposés ? De même les dessins de face et de profil du moteur sont aussi faux car ils représentent un 11 cylindres.

    Bref il va falloir, au minimum, redessiner le carter moteur. En se basant sur les dessins du dossier ci-dessus, le diamètre du carter avant S2 peut être considéré comme juste. Il va nous servir de base pour le dessin du nouveau carter. Pour ma part, je l’ai redessiné et mis en couleur sous AUTOCAD.

    En ce qui concerne les cylindres leur diamètre est trop faible d’1 mm environ surtout pour leur partie haute ou quelques enroulages de papier supplémentaires auraient donné un peu plus de réalisme. Comme le but est d’analyser un modèle « from the box », je les ai conservés tels que proposés. Les cylindres sont fermés par les culasses (c).  

    Ceux-ci sont roulés et collés après désépaississement(ou impression sur papier 80g) sur le champ d’un carton 10/10 dont le bord aura été arrondis. Une touche de gris aux extrémités remplacera avantageusement les « micro pièces prévues ». 

    On oubliera les tubulures d’échappement inmontables mais gratifiées quand même d’un croquis !

    Le plus simple est de les réaliser en fil de cuivre d’environ 1.4mm de diamètre (récupération bobinage moteur électrique). C’est rapide et réaliste puisqu’elles étaient en cuivre.

    Les tiges de culbuteurs en cap 0.3 sont cachées dans le dos des cylindres. On pourra se contenter de d’en équiper uniquement les cylindres inférieurs, visibles par l’espace entre le bas du capot et la cloison pare feu A.

    On pourra aussi pour ces cylindres, les équiper de bougies en cap 3/10.

    On n’en sera pas, pour autant, au bout de nos peines, car le diamètre du capot moteur est un peu juste pour accueillir notre moteur et des travaux d’ajustement s’annoncent nécessaires.

    Il est inimaginable que ce moteur ait fait l’objet d’une version béta, ou alors il faut m’expliquer.

    Quand est ce que Leif Ohlsson nous proposera au 1/33 des moteurs Le Rhone aussi beaux que son CLERGET au 1/16?

     Fermons la parenthèse et continuons.

     

    Le capot moteur (papier 220g)

     

    Rien que du très classique. Collage bord à bord des éléments avec renfort en papier fin. Collage des rondelles entre elles par points, en progressant lentement. Badigeonnage de colle à l’intérieur et mise en forme délicate à l’aide d’un outil de forme arrondie. Les deux ouvertures oblongues seront réalisées une fois le montage terminé. L’intérieur du capot pourra être peint couleur alu.

     

    Stabilisateur et dérive

     

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    La dérive est constituée d’un renfort évidé (14A) collé sur du carton 10/10.  Le renfort est à découper suivant les pointillés (et non suivant le contour extérieur), de façon à laisser une marge d’environ 1mm tout le tour pour le rabat des champs des habillages 14. Les champs de ce renfort sont à arrondir comme indiqué sur la planche. Je ne vois pas à quoi riment les évidements?

    Le stabilisateur ne pose pas de problèmes particulier mis à par que les contours des âmes devront être repris pour un ajustement  correct des revêtements. Pour la profondeur, je n’ai pas retenu le système de liaison par cap beaucoup trop compliqué. Un simple collage bord à bord dans la position souhaitée donnera toute satisfaction. A noter que le dessin des nervures extérieures ne correspond pas entre la partie fixe et les volets. Impossible à rectifier.

    A propos de la position des gouvernes :

    Quand cela est possible je ne représente jamais les gouvernes « alignées ». Je mets toujours la profondeur à piquer et je donne un léger braquage à la dérive. De même pour les ailerons. Je trouve que cela donne un peu plus de vie au modèle et est beaucoup plus conforme à la réalité lorsque l’appareil est au sol. Attention toutefois à mettre manche et palonnier dans des positions correspondant au braquage des gouvernes !

      

    Le train d’atterrissage

     

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    En ce qui concerne les roues, seule la pièce « a » est indiquée comme étant à contre coller sur du carton fort. En fait toutes devront être épaissies pour être en conformité avec le dessin de la planche 4 qui semble réaliste.

    A mon habitude elles seront montées sur une mini perceuse et mises en forme au papier abrasif. C’est rapide et le résultat est garanti. Un plat figurera l’écrasement des pneus au sol.

    L’assemblage des jambes ne pose pas de problème. Utiliser de la cap 5/10 pour les renforcer.

    L’habillage (20b) de l’essieu sera roulé autour d’une cap 8/10. Le carénage (19) ; viendra se positionner sur l’essieu « in fine ».

    Le train pourra être amélioré en faisant figurer les sandows servant d’amortisseurs qui seront réalisés en « fil au chinois » de diamètre approprié.

     

    La béquille

     

    Penser à contre coller la pièce (16c) sur une fine languette de feuillard métallique. Pour ma part j’utilise des étiquettes dites « de ferrailleur ».

     

    L’hélice

     

    Représentation on ne peut plus basique. Le mastic que je suggère de mettre de part et d’autre de la cap qui sert d’âme à l’hélice donne un peu de corps, mais il  y a mieux à cette échelle.

     

    La mitrailleuse

     

    Pas de difficulté particulière. Le corps est mis en forme autour d’une chute de carton ce qui facilitera sa réalisation. Une touche de peinture rouge sur la boule du levier d’armement finira cet élément.

     

    Le fuselage

     

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    On pourra percer les trous à l’emporte pièce dans le dossier du siège du pilote. Pour cela attention à bien faire coïncider les faces avant et arrière de cet élément. Le siège (4a) sera avantageusement collé sur une chute de carton 10/10 ce qui facilitera le collage du dossier.

    On poursuivra par l’assemblage du poste de pilotage, palonnier et manche dans des positions cohérentes avec la position choisie pour les gouvernes. Quand cela est possible j’évite de mettre les gouvernes au neutre. Cela donne un peu de vie au modèle. Vous remarquerez que sur ce type d’appareil, à, l’arrêt, la gouverne de profondeur est très souvent braquée vers le bas (donc manche en avant).

    Les pièces (2L et 2P) figurent les lisses et leurs raidisseurs qui viennent habiller l’intérieur du fuselage.

    Ces derniers sont représentés par deux fins traits bleus qui se croisent.

    La solution la plus élégante est de positionner les longerons et de simuler les raidisseurs par un fil de cuivre préalablement peint couleur acier et piqué dans les lisses. Le but est qu’il reste bien rectiligne.

    On trouve du fil de cuivre de faible diamètre dans les bobinages de petits transformateurs par exemple. Il y a aussi la solution de la cap mais le diamètre le plus faible que l’on puisse trouver est 3/10 ce qui donnerait 10mm de diamètre en réalité. Un peu épais pour des raidisseurs mais je les avais réalisé ainsi sur mon Bleriot XI et cela ne choque pas trop.

    Pour la partie arrière, le système de flancs assemblés avec des pattes ne vous permet pas d’avoir un fuselage géométriquement correct. Je ne vous cache pas que j’ai galéré pour obtenir quelque chose de correct. Je me suis résolu à y ajouter un faux plancher pour maintenir les flancs bien droits. Vu la forme simple de ce fuselage il aurait été plus simple de prévoir un habillage d’une structure rigide réalisée en carton fort.

    Sur cet élément viendront se greffer les parties arrondies du nez. A noter que sur les cotés de la pièce (6) figurent des trous à ouvrir et à habiller d’un petit tube en papier roulé et peint en noir pour figurer l’échappement (et l’admission ?) du moteur. Le moteur sera mis en place puis coiffé de son capot.

    Une fois réalisé, le fuselage recevra ses différents équipements. Le pare brise (transparent bien sûr) , l’appui tête (12) et la garniture du poste de pilotage (15) que l’on aura collé sur du carton 5/10 pour lui donner un peu de corps. L’emplacement du marche pied sera ouvert et habillé.

     

    L’aile supérieure

     

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    Un bon point pour le plan à l’échelle 1 de l’aile, bien pratique pour positionner les nervures. Quand à la méthode préconisée qui consiste à enfiler les nervures sur deux cap parallèles…. je demande à voir compte tenu de l’épaisseur des dites nervures. Heureusement que l’intrados est plat ! De plus il manque une encoche au peigne destiné à positionner les nervures.

    Pour monter ce type d’aile j’applique une méthode beaucoup plus simple pour un résultat impeccable. Cette méthode est préconisée par GPM pour le montage du BLERIOT XI ou di NIEUPORT 11. Je l’ai définitivement adoptée.

    Découper le contour échelle 1 de l’aile (papier 80g). Coller les nervures à leur emplacement sur ce support.

    Coller entre chaque nervure des entretoises en carton 1mm à l’endroit ou l’épaisseur du profil est maximum. Cela constituera une sorte de longeron. Ces entretoises doivent être légèrement en retrait par rapport à l’extrados des nervures pour ne pas se deviner une fois le revêtement en place.

    De même les longeronets de bord d’attaque des ailerons (25) seront contre collés sur du carton 5/10 avant d’être positionnés dans les ailes.

    Cette ossature à suffisamment de rigidité pour être manipulée sans risque. Il suffira de la coller sur la face interne de l’intrados du revêtement (pas de collage en l’air mais en appui sur une surface bien plane) et de rabattre et coller l’extrados dessus.

     Résultat : une aile parfaitement droite sans vrillage.

    Bien entendu le revêtement aura été mis en forme préalablement au niveau du bord d’attaque et de l’extrados et les passages des palonniers d’ailerons ouverts dans le revêtement de l’aile et dans le support papier des nervures avant collage.

    Restera à fermer les saumons par collage bord à bord.

    J’ai conservé le système de liaison par cap bien qu’un collage « en position » aurait permis d’obtenir un résultat identique.

    Les pièces 22b et 22c sont les habillages des ouvertures à pratiquer dans l’aile. Si celles destinées à accueillir les renvois d’ailerons (26) me semblent évidentes, il n’en est pas de même de l’ouverture centrale dont je ne comprends pas la justification est que je ne trouve nulle part sur la doc en ma possession ?

    Les renvois (26) sont évidés et collés en place (prévoir un axe pour les fixer en position, leur épaisseur étant plus faible que l’ouverture dans l’aile). Leur position sera fonction de la position des ailerons que vous choisirez. Ces ailerons sont actionnés par une tige indiquée « drut wire » sur la vue de profil du plan 3 vues.

     

    L’aile inférieure.

     

    Sa réalisation ne pose pas de problèmes particuliers. La réalisation du longeron en cap (27c) d’un seul tenant est facultative. Pour ma part j’ai juste laissé dépasser 10mm de cap à chaque extrémité des demi-ailes basses. C’est suffisant su procédez au montage de l’aile comme indiqué ci-dessous.

     

    Montage des ailes

     

    L’ordre de  montage pour le montage de la voilure est le suivant.

    Fixation des mats à l’intrados de l’aile inférieure.

    Montage des mats de support voilure sur le fuselage. Collage de l’aile supérieure sur le fuselage en veillant au bon équerrage de l’ensemble. Montage des demi-ailes inférieures. Celles-ci prendront automatiquement le dièdre voulu en s’accrochant aux pieds des mats.

    On pourra procéder au haubanage que j’ai réalisé à mon habitude en cap 3/10

     

    En conclusion

     

    Autant j’avais manifesté ma satisfaction lors du montage des BLOCH 152 et  WIBAULT 74, autant ce modèle m’a vraiment déçu. Difficile de croire qu’il soit, lui aussi, l’œuvre de MAREK.

    Moteur faux à reprendre entièrement, solutions inadaptées retenues pour le montage, difficulté d’identification de certaines pièces (22b et c, position de la pièce F qui ferme en fait le fuselage…), indications erronées pour le haubanage (le croisillonage latéral des mats supportant la voilure au niveau du fuselage n’existe pas, par contre le croisillonage des mats avant existe bien et ne figure pas sur le plan 3 vues). Bref, ce modèle de MAREK m’a déçu. A croire que le 5/5 de difficulté de montage indiqué est directement lié à la mauvaise conception de ce modèle!

     

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